Aulonocara

Regan, 1922

Le nom Aulonocara vient du Grec : « aulos » = tuyau, canal… dans la Grèce antique l’aulos était une espèce de flûte double en roseau et de « kara » = tête, en référence avec le développement des canaux sensoriels, qui sont une expansion de la ligne latérale au niveau de la tête.

L’espèce type du genre est Aulonocara nyassae.

 

Classification:

Selon l’habitat fréquenté on distingue classiquement 3 « groupes » d’Aulonocara:

  • Les Aulonocara pétricoles vivant dans les milieux rocheux, inféodés à l’habitat intermédiaire essentiellement entre 6 et 20 mètres (Grant et al, 1987). Certains sont même cavernicoles (A. jacobfreibergi). Au sein des Aulonocara pétricoles il existe des incertitudes et des discussions concernant en particulier le « Type » ou la « Super Espèce » stuartgranti (Konings, 2007), (Tawil, 2003).
  • Les Aulonocara sabulicoles hôtes de l’habitat sablonneux.
  • Les Aulonocara des eaux profondes (50 à 100 mètres), peu connus et pas exportés.
Aulonocara sp. 'stuartgranti maleri' Chitseko

Morphologie générale:

Le corps est légèrement compressé latéralement avec une extrémité céphalique globalement convexe depuis le museau jusqu‘à l’origine de la dorsale. La taille des mâles n’excède pas 13 cm pour les pétricoles et parfois 20 pour les sabulicoles (A. rostratum).
Le patron mélanique est constitué de 7 à 9 barres verticales sous la nageoire dorsale. Le patron de coloration des mâles est très variable d’une espèce à l’autre et même au sein d’une même espèce il existe de grandes différences selon les variétés géographiques.

Comportement:

Ils se nourrissent essentiellement de petits invertébrés, en péchant au sonar grâce au développement des canaux et pores sensoriels au niveau de la tête. Ils se tiennent quasi immobiles, parfois pendant plusieurs minutes, à quelques centimètres du substrat sablonneux puis plongent le museau dans le sable après avoir détecté une proie. Ils ingèrent le sable qu’ils recrachent par les ouïes alors que la proie est avalée.

Les pétricoles se reproduisent parmi les rochers, voir même dans des grottes pour les cavernicoles (jacobfreibergi). Il n’y a pas de saison pour la ponte et les mâles sont colorés en permanence.
Les sabulicoles peuvent construire des nids à même le sable, voir des grands cratères comme pour A. rostratum. Il semble que pour les espèces sabulicoles il existe des « saisons » de ponte pendant lesquelles les mâles sont en robe de frai.

Aulonocara stuartgranti Thumbi West
Habitat rocheux sédimentaire où l’Aulonocara côtoie de nombreuses espèces de Mbuna ici à Namitumbwe (8m)